Beverly Priestman

Menue mais dotée d’une forte personnalité, cette Anglaise de 27 ans respire maturité et expérience dès qu’elle ouvre la bouche. Beverly Priestman reconnaît volontiers que son médiocre pied gauche a limité sa progression de joueuse et que cela l’a peut-être amenée à s’intéresser davantage au travail de son entraîneur de l’époque. Il s’agissait alors d’un certain John Herdman, dont la passion et l’enthousiasme ont irrigué la jeune Priestman.

Un peu plus d’une décennie plus tard, Herdman dirige l’équipe nationale féminine du Canada, avec laquelle il a conquis la médaille de bronze olympique à Londres 2012 après un travail remarquable à la tête de la Nouvelle-Zélande. Quant à Priestman, elle est en charge des Canucks qui lutteront pour la Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA, Costa Rica 2014.

Née à Consett, petite ville située à 23 km de Newcastle, Priestman est également en charge du programme national de développement du football féminin de 14 à 17 ans et s’attelle à création des Centres d’excellence régionale, qui garantiront la bonne préparation des jeunes promesses.  « Le principal objectif est de préparer les filles pour l’équipe Seniors, mais avant cela, il faut qu’elles engrangent de l’expérience à tous les niveaux », explique-t-elle à FIFA.com. « La participation à des compétitions internationales joue un rôle important dans leur évolution. C’est ma première année et je suis étonnée de la qualité des joueuses, de leur personnalité et de leur technique.

« Sortir plus de Christine Sinclair de ce groupe »
Le Canada est la seule équipe de la CONCACAF présente à toutes les éditions de la Coupe du Monde Féminine U-17, même s’il n’a jamais franchi les quarts de finale. Il aborde aujourd’hui l’épreuve costaricaine en tant que finaliste de la Zone CONCACAF, alors que les Etats-Unis, poids lourd de la confédération, n’ont pas réussi à s’extraire du tournoi qualificatif. « Nous avons des joueuses extrêmement techniques, par exemple la défenseuse Sura Yekka, qui, à 16 ans, a déjà évolué avec les Seniors », confie la sélectionneuse. « Nous avons les moyens de sortir plus de Christine Sinclair de ce groupe. Je suis certaine que cette équipe démontrera l’ADN que notre système est en train de mettre en place et qui veut que les joueuses se sentent à l’aise balle au pied, soient patientes dans la possession et assurent une continuité avec le passé du Canada. »

« Le Canada a toujours été à la pointe du développement du football féminin », poursuit-elle. « Avec l’organisation de la Coupe du Monde Féminine en 2015 et l’édition U-20 d’août 2014, notre discipline va encore grandir. Les filles vont connaître l’excitation de ce grand moment que va vivre le pays et, bien sûr, elles se prennent à rêver. C’est une grande occasion pour nous de laisser un héritage national et mondial. Les joueuses vont être extrêmement motivées parce qu’elles savent que si elles font partie du projet aujourd’hui, elles peuvent être présentes encore en 2015. Cela multiplie l’envie. Herdman supervise tout le projet sur les différentes catégories et il croit fermement que si on est performante, c’est qu’on a l’âge nécessaire pour occuper le poste. »