Le ciel est toujours bleu

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Didier Deschamps peut être rassuré: deux mois après son beau parcours au Brésil, l’équipe de France a sauvegardé les acquis du Mondial-2014 et a lancé sans accroc sa préparation pour l’Euro-2016 organisé à la maison.

Avec une victoire de prestige contre l’Espagne au Stade de France (1-0), jeudi, et un nul honorable décroché par les « coiffeurs » en Serbie (1-1), dimanche, le sélectionneur a retrouvé son groupe à peu près dans l’état où il l’avait laissé au soir de l’élimination en quarts de finale de la Coupe du monde face au futur vainqueur allemand (1-0), le 4 juillet.

Certes, l’égalisation serbe signée Alexander Kolarov à dix minutes du coup de sifflet final est venu quelque peu gâcher le paysage, empêchant les Français d’opérer un carton plein pour leurs deux matches de rentrée. Mais il ne fallait peut-être pas trop en demander à une formation largement remaniée (7 changements) après son succès contre la Roja.

Il n’y a donc pas eu de cassure et la dynamique des derniers mois et de ce tournoi brésilien qui a marqué la renaissance des Tricolores sur la scène internationale est largement préservée. C’est bien là l’essentiel pour Deschamps, tendu désormais vers un seul objectif: construire un ensemble compétitif pour le Championnat d’Europe, rendez-vous capital pour le football français où la pression sera immense pour le pays-hôte et tout faux-pas interdit.

« Il y a beaucoup de satisfaction, a estimé DD dimanche. Les joueurs se connaissent tous depuis deux ans. Il y a une base, c’est important. Il y a une vie de groupe, ils ont envie de faire les choses ensemble avec des objectifs communs. C’est un plaisir pour moi et mon staff de les voir évoluer. Ils s’impliquent dans le quotidien, il y a cette unité de pensée et d’objectif sur laquelle on doit travailler et que l’on doit maintenir dans l’avenir. »

Pogba, le nouveau patron

Cette « base » qu’évoque Deschamps, c’est d’abord cette colonne vertébrale (Lloris, Varane-Sakho, Pogba-Matuidi, Valbuena, Benzema) qui s’est dégagée depuis le barrage retour contre l’Ukraine (3-0, le 19 novembre 2013 au Stade de France) et qui se bonifie au fil des mois, avec en son sein un futur taulier, Paul Pogba. Ce premier rassemblement post-Coupe du monde a posé les fondations de la prise de pouvoir définitive du milieu de la Juventus Turin, buteur à Belgrade, dont le niveau et l’assurance à son âge (21 ans) sont gages de lendemains qui chantent.

S’il poursuit sur sa lancée et gomme définitivement les petites aspérités de sa production, encore visibles lors du Mondial, il sera en mesure d’emmener les Bleus vers les sommets. La retraite internationale de Franck Ribéry a en tout cas laissé vacant l’habit de leader technique que Pogba a rapidement su endosser. Sa position au milieu de terrain lui permet d’ailleurs d’avoir une influence sur l’élaboration du jeu que Francky, plus détonateur que véritable créateur, n’a jamais pu avoir.

Plus globalement, la semaine qui vient de s’écouler n’est pas une bonne nouvelle pour les candidats à une place en sélection. La hiérarchie est quasiment figée dans le onze de départ, à un ou deux postes près, et le turn-over effectué face aux Serbes a beau n’avoir pas totalement porté ses fruits, il n’a condamné personne.

Deschamps l’a répété dimanche, il finira par ouvrir le groupe d’ici l’Euro et il procédera fatalement à quelques essais dans les prochains mois. Mais ils devraient se faire à doses homéopathiques. Le but de Deschamps est surtout de permettre aux jeunes déjà présents (Digne, Schneiderlin, Cabella…) de s’aguerrir et de gagner en maturité, des qualités qui leur ont sans doute manqué en Serbie, ainsi que de voir des « jokers » se révéler, à l’image de Loïc Rémy (auteur du but victorieux face à l’Espagne après être entré en jeu), Jérémy Mathieu et Moussa Sissoko, déjà performant au Brésil.

 

source: FIFA.com

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