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Accroché à Monaco (1-1) vendredi en championnat et une nouvelle fois performant sur une seule période, Lyon devra passer du temps partiel au temps plein pour son déplacement à Saint-Pétersbourg mardi en Ligue des Champions pour affronter le Zenit.

« Encore une fois, nous n’avons joué qu’une mi-temps sur les deux. C’est désolant de savoir que l’on peut faire de bonnes périodes mais que l’on ne réussit pas un match entier », déplore Alexandre Lacazette, bien seul à la pointe d’une attaque lyonnaise plus orpheline que jamais de Nabil Fekir, absent au moins jusqu’en mars pour une grave blessure au genou droit.

Car ni Claudio Beauvue ni, encore moins, Maxwell Cornet ne sont à la hauteur du meilleur buteur du dernier championnat de France (27 buts). Et le jeune Aldo Kalulu, qui paraît avoir le talent pour suivre les traces de Lacazette et Fekir, ne jouera pas avant quelques semaines, après s’être blessé à la cheville gauche cette semaine lors d’un entraînement.

Avant la trêve internationale, l’entraîneur Hubert Fournier avait suggéré qu’il pourrait faire évoluer son système de jeu en 4-4-2 en losange par un autre dispositif. Il lui a été difficile de le travailler durant la coupure en raison de l’absence de Lacazette et Mathieu Valbuena, deux des principaux intéressés, retenus en équipe de France. Le technicien avait ainsi opté pour l’immobilisme au coup d’envoi, avant de changer ses options à la mi-temps afin d’adopter un 4-3-3 qui paraît mieux adapté aux forces dont il dispose actuellement. La nouvelle entrée positive de Rachid Ghezzal devrait l’inciter à insister un peu plus en ce sens.

Changement de système
« Nous ne pouvions pas rester ainsi après une première période de ce niveau et, cette décision, j’aurais pu la prendre avant. Il fallait bouger les lignes et cela a apporté du dynamisme et des occasions, même si nous avons du mal à marquer en ce moment. Je ne sais pas si c’est l’entrée des deux joueurs (Ferri et Ghezzal) ou le changement de système qui a provoqué cela. Peut-être un peu les deux. Nous avons été plus entreprenants en seconde période », reconnaît Fournier, qui doit en outre gérer un recrutement décevant. Celui-ci n’a manifestement pas été suffisamment travaillé, d’autant que les arrivées de Sergi Darder, très insuffisant contre Reims puis face à Monaco, acquis pour 12 millions d’euros (soit le plus gros transfert du club depuis 2010), et de Mathieu Valbuena n’étaient pas envisagées au printemps.

Elles n’ont été conclues que pour compenser les absences de longue durée des milieux Clément Grenier et Gueïda Fofana, de nouveau blessés cet été. En défense, Mapou Yanga-Mbiwa, qui n’était pas le premier choix à son poste où l’OL préférait Nicolas Nkoulou de Marseille, reste un élément peu convaincant et vulnérable. Au final, Hubert Fournier a débuté à Monaco avec cinq recrues mais seulement deux ont terminé la rencontre, Valbuena et le défenseur Rafael (qui a égalisé).

En revanche, sept joueurs issus du centre de formation étaient sur le terrain au coup de sifflet final. Peut-être l’OL devra-t-il se tourner vers ses fondamentaux pour lancer enfin sa saison, retrouver les repères qui faisaient sa force en 2015 pour terminer 2e de la Ligue 1 et se qualifier de nouveau pour la Ligue des Champions. Car pour l’heure, l’Olympique lyonnais n’affiche pas toujours une grande cohésion.

 

Marseille – Maintenant Michel doit gagner

« Nous sommes sur la bonne voie ». Pour crédibiliser le discours positif de Michel, malgré un classement catastrophique (16e), l’Olympique de Marseille doit absolument battre Lorient dimanche (14h00), pour la 10e journée de Ligue 1.

L’Espagnol n’envisage pas la crise que déclencherait un nouveau résultat négatif contre Lorient, c’est-à-dire autre chose qu’un succès, indispensable pour une équipe incapable de remporter la moindre rencontre depuis un mois, qui reste sur cinq matches sans victoire, toutes compétitions confondues. « C’est très négatif de commencer un match en pensant qu’on va le perdre », répond Michel sans se départir de son calme. « J’ai confiance dans les qualités montrées par mon équipe au dernier match contre le PSG ».

L’OM a certes rivalisé avec l’ogre de la Ligue 1 lors du « Clasico » du 4 octobre, avant la pause internationale, mais il a encore perdu (2-1), sa troisième défaite de rang après les terribles couacs au Vélodrome contre Angers (2-1) et le Slovan Liberec (1-0), qui n’avaient pourtant rien d’invincibles armadas.

Méthode Coué
Mais « une équipe qui n’a pas le niveau suffisant ne joue pas un match comme nous l’avons fait à Paris », rassure le technicien. Il estime le niveau réel de son très irrégulier OM « bien plus proche de celui vu contre le Paris Saint-Germain que contre Angers ». Michel s’essaie à la méthode Coué mais ses joueurs ont tendance à pratiquer la méthode couette. Car s’ils sont endormis, comme contre le Sporting Club de l’Ouest, l’OM a tout à craindre de Lorient. Il y a bien, en effet, des signes de regain dans le match solide contre le Paris SG. Lassana Diarra est revenu au top niveau, Rémy Cabella est intéressant en N.10, Michy Batshuayi a marqué dans un grand match…

L’OM menait et malmenait son rival, le match a basculé sur deux penalties en deux minutes. Mais, contre des adversaires moins prestigieux, les Phocéens sont plusieurs fois passés au travers. Et le match amical disputé vendredi n’est pas très rassurant: l’OM a concédé quatre buts contre Nîmes (4-4), dernier de Ligue 2…

Le staff olympien déplore de n’avoir guère pu travailler sur les bonnes bases du match à Paris. Onze internationaux sont partis pendant la trêve de dix jours et « nous luttons contre le temps », souligne Michel, qui a déjà plusieurs fois demandé un brin d’indulgence pour avoir pris le train en marche après la démission de Marcelo Bielsa.

Michel a brûlé ses jokers
Mais, cette fois, le technicien, en poste depuis deux mois à un jour près, a brûlé tous ses jokers. Et, derrière Lorient, il devra se déplacer trois fois de rang. Après le match à Braga, jeudi en Europa League, l’OM se rend à Lille puis à Nantes. Au-delà de l’urgence-classement, il faut prendre un peu d’élan contre les Bretons. Michel se méfie d' »une équipe qui joue très bien, attaque avec beaucoup de variété, combine bien et a de la personnalité ». Les Lorientais sont en forme, ils restent sur trois victoires, dont un probant 3-2 à Monaco, mais sont privés de leur avant-centre Majeed Waris, qui a aggravé sa blessure avec le Ghana, au grand mécontentement du club morbihannais.

Mais les Merlus réussissent peu à l’OM historiquement: ils restent sur quatre victoires et deux nuls au Vélodrome lors de leurs neuf dernières visites, et leur succès 5-3 l’an dernier avait torpillé les derniers espoirs de l’OM dans la course à la Ligue des champions. L’OM de Bielsa avait pourtant été applaudi par son public ce soir-là. Cette fois, une nouvelle contre-performance déclencherait une bronca terrible, même sans la moitié de ses ultras, le virage Sud étant fermé encore pour ce match, sanction des incidents OM-OL. Et Michel, qui a connu l’exigence du Real Madrid, le sait.

 

FIFA.com